Mythes et réalités Imprimer

Il y a beaucoup de croyances et d’idées fausses qui circulent à propos des victimes et des auteurs de harcèlement sexuel. Ces préjugés rendent la vie particulièrement difficile aux femmes car ils tendent à les culpabiliser et, par conséquent, à déresponsabiliser les hommes.

  • Les jeunes femmes provoquent le harcèlement sexuel par leur habillement ou leur attitude

    N’importe quelle femme risque d’être harcelée sexuellement indépendamment de sa façon d’être. L’habillement ou l’attitude est souvent un argument invoqué après coup par l’auteur ou par ses proches pour se défendre de ses actes. De plus quand les jeunes femmes adoptent un comportement de séduction, elles ne souhaitent pas pour autant être harcelés sexuellement. Le seul responsable est le harceleur.
  • Les jeunes femmes sont consentantes, elles aiment cela

    Le harcèlement sexuel n’est jamais une partie de plaisir. Il est non désiré, il déstabilise, il perturbe. C’est un acte de domination qui dérange, qui humilie, qui insulte, qui agresse. De plus, s’il y avait consentement, il n’y aurait pas de harcèlement sexuel.
  • Les jeunes femmes font de fausses accusations

    Statistiquement, il n’y a ni plus, ni moins de fausses accusations que dans d’autres délits. Oser dire avoir été harcelée est toujours difficile. Une personne n’a par conséquent aucun  intérêt à faire une fausse accusation.
  • Seules les femmes jeunes et jolies sont victimes de harcèlement sexuel

    Le harcèlement sexuel n’a rien à voir avec la jeunesse et la beauté. Des femmes de tout âge risquent d’être harcelées. Ce n’est pas l’attirance physique qui dicte la conduite du harceleur, mais la volonté de dominer sa victime.
  • Les harceleurs n’ont pas de mauvaises intentions, ils s’amusent

    Ce n’est pas l’intention qui compte, c’est l’effet sur la personne. Généralement le but est de déstabiliser la personne. Quand les auteurs, une fois épinglés, disent qu’il ne s’agissait que d’une blague, c’est pour se disculper. Le harcèlement sexuel ne peut pas être une plaisanterie pour la personne qui le subit.